Le Cerf Bleu

Travail photographique sous forme d’autoportraits

Williamsii, Le cerf bleu “ Fiction d’une rêve presque réel “

Où je vais ? Où vont ma pensée et mon esprit ? Car, mon corps, lui, je sais où il est et où il va. Révolutions, destitution de gouvernements, crise, désaccord entre chefs d’état, racisme, violence, chômage, méfiance, divisions au sein de la société, disparition de la classe moyenne, extrême pauvreté, changement climatique, corruption, égoïsme, colère, individualisme, la réussite à tout prix, reality show, millions de déchets toxiques, perte de la foi et de l’espérance.Les individus
courent après le temps, tout va de plus en plus vite, chacun veut se distinguer d’une manière ou d’une autre, les nouvelles technologies nous facilitent la vie de telle façon que nous pouvons réaliser des choses à une vitesse impressionnante, dans le cas de la photographie avec la publication de
milliers d’images chaque seconde. Le monde vit des transformations continuelles et ininterrompues.

En 1980, année de ma naissance, la population mondiale était de 4 milliards d’habitant et nous sommes actuellement environ 7 milliards. Au cours de ces 40ans d’existence dans cette « réalité
»fluctuante, ma vie a été marqué par plusieurs évènements et différentes expériences et transformations. Lesquels ont nourri mon être, à la frontière de qui suis-je et qui je souhaiterai être.

5 juillet 1980 _naissance de Jeremias Escudero _opération à coeur ouvert_espérance de vie incertaine _deux mois de vie et mon corps avait déjà subit une transformation à caractère médical.

1997, d’étudiant en informatique je me transforme en footballeur professionnel. 2002, début de mon apprentissage de « PHOTOGRAPHE », jusqu’à quand je le serai, je ne le sais pas, je sais seulement que je veux l’être car c’est en moi, et j’en ai besoin dans ma vie. Je crois que je le serai jusqu’à ma
disparition de cette « réalité » (en opposition à ma pensée et mon esprit, immuables)

2007, je quitte ma ville natale de Guadalajara pour venir en France, début d’une nouvelle transformation, « le vrai étranger » ; langue, gestes, mimiques, comportements sociaux, tout est
nouveau. Ma famille et tout ce que je connais ne sont plus que des souvenirs, un monde impalpable
et intangible. On m’a souvent demandé, ici en France : « D’où viens-tu ?_ Du Mexique _Mais, tu ne ressembles
pas à un mexicain » On m’a souvent demandé la même chose au Mexique : « D’où viens-tu ?_D’ici,
de Guadalajara » Qui suis-je ? D’où je viens ? Moi, je le sais.

5 juillet 2012, je suis papa. J’entame un nouveau processus de transformation et d’ apprentissage, 33ans exactement après ma propre naissance. En tant que photographe, avec ma culture visuelle forgée au cours des années, et mon travail récurrent autour du portrait, j’observe en silence les mouvements constants, rapides et massif de cette société en perpétuelle transformation. Toujours intrigué par la physionomie et le comportement de l’être humain, dans mon esprit se forme une
image à contre jour, dans la quelle je distingue tête, cou, épaules, bras, torse, mains, doigts, jambes, pieds. Je veux dire des silhouettes, qui se différencient seulement par leur stature et leurs dimensions, car après tout elles sont similaires. Nous nous sentons parfois si différents les uns des autres, c’est sûr qu’il existe des différences, mais à voir tous ces physiques…c’est drôle, mais on est foutus pareil, peu importe la couleur ou la croyance, nous suivons la même direction, vieillir et
mourir.

Transformation , le cerf bleu:

« Je suis toi et sans mes pensées je n’existes pas! » Saimerej Anar, philosophe

La religion Wixárika et la religion cora son pratiquement les seules au Mexique qui sont constituées d’un nombre important de croyances natives ou animistes, c’est à dire avec un enracinement religieux pré-hispanique et des influences mineures du catholicisme. Elles comptent quatre groupes d’entités divines principales : maïs, aigles, cerfs et peyote, toutes descendantes du Soleil “Tau”.

Les rituels s’effectuent sur le mont “Quemado” (brûlé), dans l’état deSan Luis Potosi.Ce mont est divisé en deux espaces, l’un réservé aux femmes, l’autre aux hommes. Le peyote est utilisé au cours de ces rituels.

Voilà une description de ce qu’y signifie l’usage de ce cactus:
« Certains souffrent de maladies physiques, de l’âme ou du coeur ou n’ont pas pu rencontrer leur vie. Dans ce désert vivant et magique, aux confins du monde, le cerf bleu se révèlera à nous pour que nous rencontrions nos vies, ils nous apportera son enseignement, il sera notre médecine. Une
maximisation de l’esprit nous conduira au point de la transformation temporelle en transition à l’exaltation spirituelle, pour rencontrer les forces de l’équilibre. Cette capacité ineffable à nous aventurer sans peur sur l’étroit pont à travers le grand abîme qui sépare le monde ordinaire du monde de l’au-delà. Pour atteindre ces forces de l’équilibre, nous devons vaincre nos peurs, chasser les mauvaises pensées de nos coeurs et les unir. Nous devons revenir au moment où nous étions
innocents, avant d’être mondains car nous sommes venus à naître à la Terre Mère. Nous y parviendrons en passant dans le monde de l’au-delà puisqu’en recevant le cerf bleu, nous cesserons d’être ordinaires et nous transformerons. Mais il faut garder à l’esprit que cette transformation n’est que temporelle car nous ne sommes que des hommes et des femmes et pas des dieux »

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